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Dernières visites pour les retardataires !

A quelques jours de la fermeture de l’exposition de tous les records, le Grand Palais lance son opération « Quatre jours, trois nuits non-stop » (de vendredi matin à lundi soir 21h) et n’espère pas moins de 65 000 personnes. Seule la moitié des places sont sur réservation, ce qui laisse sa chance à tous ceux qui n’ont encore rien prévu. La Rmn, organisatrice de l’événement, informe que si le temps d’attente peut être de deux à trois heures vers minuit, il tombe à un quart d’heure entre 3h et 4h30 du matin et encore plus particulièrement dans la nuit de dimanche à lundi de 2h à 5h du matin . Avis aux amateurs ! Plus de 845 000 personnes ont déjà parcouru cette rétrospective de 170 toiles du maitre impressionniste et la Rmn envisage d’atteindre la fréquentation record de 910 000 visiteurs à la fin de l’exposition.

Retour sur une exposition hors-norme.

 

Sylvie Patin © Isabelle Lassalle / RF

Du 22 septembre 2010 au 24 janvier 2011, les galeries nationales du Grand Palais à Paris abriteront une grande rétrospective de Claude Monet retraçant les quelque soixante années pendant lesquelles l’un des fondateurs de l’impressionnisme s’est attaché à peindre sans relâche, posant ainsi l’un des fondements de l’art moderne. C’est l’événement très attendu de cette rentrée avec près de deux cents œuvres de l’artiste auquel aucune exposition monographique n’avait été consacrée depuis trente ans, période pendant laquelle le peintre a été l’objet de nombreuses recherches et c’est justement ces aspects moins connus de son œuvre que le Grand Palais se propose de mettre en lumière.


Le Bord de la mer à Honfleur, 1864-1866
Los Angeles, Los Angeles Country Museum of Art

Le peintre du paysage

Ses maîtres, Eugène Boudin puis le peintre hollandais Johan Jongkind, l’aident progressivement à aiguiser son œil et l’initient à une nouvelle pratique, la peinture en plein air rendue possible par les évolutions techniques (en particulier l’invention des tubes de peinture, facilement transportables). Claude Monet choisit alors des sujets plutôt traditionnels tels que la campagne, les forêts et les plages mais aussi des marines et des « effets de neige ». Arrivé à Paris dans les années 1870, il peindra des paysages de la banlieue (en particulier du côté d’Argenteuil) et des bords de Seine particulièrement lumineux et colorés qui permettent la pleine expression de sa méthode par touches de peinture multiples. Cette technique des impressionnistes transforme le tableau en palette du peintre et donne à l’oeil le travail d’ajustement entre deux taches de couleur.


Fragments du Déjeuner sur l’herbe, 1865
Paris, musée d’Orsay

Dans les années 1880, il effectue de nombreux déplacements dans le nord de la France et en Normandie mais aussi sur la côte méditerranéenne, à Belle-Ile ou encore en Creuse, multipliant par la même occasion les sujets de ses toiles, les lumières et les atmosphères. Claude Monet s’affirme comme un peintre de paysage mais s’illustre également dans la peinture de figures et de natures mortes. Dans des œuvres telles que Le déjeuner sur l’herbe ou Femmes au jardin, il cumule les difficultés avec le défi du plein air. Ces tableaux, conservés au musée du Quai d’Orsay dont ils ne sortent jamais, seront exceptionnellement exposés aux côtés de scènes d’intérieur et de plein air de la même période qui proviennent de l’étranger dont beaucoup de collections privées.

 

Le Bassin aux nymphéas, 1899
Londres, The National Gallery

Nuances et lumières

A partir des années 1890, la lumière et la couleur l’emportent sur les formes et contours. Figures et portraits sont plus souvent suggérés que détaillés, la même impression de flouté entoure les natures mortes. Claude Monet est âgé de cinquante ans, il crée son fameux jardin dans la propriété de Giverny et recentre ses espaces de travail à la campagne avoisinante. Il s’attache à quelques modèles qu’il reproduit un grand nombre de fois en explorant toutes les variations de couleurs et de lumières suivant les heures de la journée et les journées en fonction des saisons.

 

Vue d’ensemble de la section retour à Londres

Ces répétitions d’un même motif signent un aspect très connu de la peinture de Claude Monet, ce que l’on sait moins et que l’exposition met en avant, c’est que le peintre a aussi fait appel à d’autres méthodes comme la mémoire ou le rêve pour retrouver une impression perçue. Les Grandes décorations de Nymphéas marquent un tournant dans la carrière du peintre et un aboutissement d’années de recherches dans la peinture dite décorative qui apparaît à l’époque comme une promesse de renouveau. Dès lors, Claude Monet trace sa propre empreinte en conciliant des peintures de paysages et son univers propre, plus poétique.

 

L’exposition propose à la fois les œuvres très célèbres de Claude Monet et d’autres, beaucoup moins connues pour constituer un ensemble de près de deux cents tableaux. L’aspect inédit et exceptionnel des œuvres présentées devrait mobiliser les foules et allonger les files d’attente à l’entrée du musée. Plus de 80 000 billets ont déjà été vendus via le site internet avant même l’ouverture de l’exposition et les organisateurs n’attendent pas moins de 500 000 visiteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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