Ariane de Rothschild, partenaire de l'école Boulle

Ariane de Rothschild, partenaire de l'école Boulle

Par nature, les écoles d’art et lieux d’enseignement où le style de demain s’invente constituent des foyers d’engagement déterminants pour les activités de mécénat.

En France, du fait de l’emprise très forte du système public sur les structures de formation, ces partenariats ont tardé à s’élaborer. Mais face à la concurrence d’établissements européens mieux financés, il devient indispensable à nos lieux d’excellence de s’ouvrir au secteur privé pour maintenir leur attractivité. Réciproquement, les entreprises qui s’engagent dans le financement ou l’apport de compétences à destination de ces établissements jouent pleinement leur rôle social, et en tirent, à moyen-terme, des bénéfices d’image, de qualification de personnel, de préservation de leur patrimoine immatériel, très au-delà des faveurs fiscales qui peuvent les y inciter ponctuellement.

Témoin de cette évolution, la célèbre école Boulle qui a traversé le XXème siècle en défendant l’excellence de l’artisanat français. Née en 1886, et par là contemporaine de la révolution industrielle, elle demeure le creuset ou s’élaborent de nouveaux savoir-faire nourris de l’expérience de gestes séculaires. Cette cohabitation de tous les instants du ciseau à bois et de l’ordinateur, de la terre glaise et des polymères les plus sophistiqués, qui ne manque pas de surprendre le visiteur enfermé dans l’image d’Epinal de la commode portant le nom d’André-Charles Boulle, suppose une ouverture géographique comme économique toujours en renouvellement. Cette excellence a su convaincre partenaires et mécènes de s’engager au service de sa transmission et son développement. Ainsi les maisons Dior, Givenchy, Guerlain, la marque Veuve Cliquot Ponsardin apportent-elles leur dynamique aux enseignements. Ainsi une personnalité comme Ariane de Rothschild finance-t-elle, à travers les fondations Edmond et Benjamin de Rothschild, les voyages pédagogiques essentiels à la maturation des jeunes talents.

Souhaitons que cette vitrine de la tradition et de l’innovation française soit bientôt suivie par d’autres écoles, par des universités, et pourquoi pas ? par les collèges et lycées de la si frileuse éducation nationale !

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Voilà ce qui arrive lorsque la plus extrême des GT de série passe entre les mains d’un designer un peu frapadingue, de préférence imprégné de culture branchouille urbaine : un hommage très spécial à la Bugatti Veyron, baptisé Renaissance.

Cette libre interprétation de Bugatti Veyron sort tout droit de l’esprit tortueux de John Mark Vicente, designer canadien de son état. L’individu n’en est pas à son coup d’essai : régulièrement, JVM Design revisite à sa manière les sportives les plus marquantes… Ici, il fallait une bonne couche de perversion pour imaginer cette Bugatti Veyron particulièrement hargneuse! La déviance appliquée à l’automobile…

On doute que cette Bugatti Renaissance soit du goût des nostalgiques de la marque, mais le clin d’œil aux Bugatti des années 30 est subtil : contrairement à la Veyron « courante », la traditionnelle calandre en fer à cheval n’est pas simplement apposée sur sa face avant mais sert de point de départ au capot, plus bombé. Ce qui a pour effet de mettre en exergue les passages de roues avant, ajoutant encore à l’agressivité de la créature. Fini également les feux classiques, remplacés par des éléments à Leds en amande… Depuis la Bertone Mantide, il s’agit certainement du concept le plus audacieux, voire brutal, qu’il nous ait été donné de contempler.

L’identité de la supercar alsacienne est pourtant étrangement présente, ne serait-ce que par ses proportions équilibrées : malgré un poste de conduite relativement avancé, le profil garde une certaine harmonie. Et surtout, un tel postérieur est loin d’être innocent. L’arrière passerait pour une caricature de Veyron et en reprend les motifs : double bossage, galbes prononcés… Une nouvelle mante religieuse donc, pour l’instant cantonnée aux écrans de son créateur et des internautes. À moins qu’elle ne stimule l’inspiration d’unMansory ou autre préparateur adepte de la décadence…

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De Cannes à Los Angeles, ses robes longues sur tapis rouge sont scrutées, enviées, jalousées. Salma Hayek, Natalie Portman, Uma Thurman… A chaque morphologie sa tenue griffée Ferretti. Patronne maintenant d’un des plus importants groupes textiles en Italie, cette femme, partie de rien, possède le talent artistique autant que le goût du plaisir et de la beauté. 

C’est à quelques kilomètres de Rimini, sur la côte adriatique, que la créatrice est née et a passé son enfance et son adolescence. Sa mère, couturière, a une clientèle de stars et de femmes élégantes venues voir Fellini à 10 kilomètres. Enfant, elle se perd dans la contemplation d’une grande ferme qui jouxte la maison de ses parents, à Cattolica.

Toute jeune, Alberta se plaît à jouer avec les rouleaux de soie et de mousseline qui emplissent l’atelier. En regardant sa « mamma » travailler, elle apprend les secrets d’un beau drapé et les finesses du métier. Dans sa chambre de jeune fille, elle crayonne ses premiers croquis qu’elle ne montre à personne. A la fin des années 60, elle prend une petite boutique, The Jolly Shop, où elle vend des modèles de jeunes créateurs comme… Versace ou Armani. « Un jour, j’ai glissé quelques robes que j’avais dessinées et cousues moi-même et, coup de chance, un agent commercial les a remarquées et m’a proposé de m’aider à lancer ma marque. En 1974, se souvient-elle, j’ai présenté ma première collection. Deuxième coup de chance, le succès fut immédiat ! » Deux ans plus tard, elle crée Philosophy d’Alberta Ferretti, une ligne plus jeune qui cartonne illico. Et puis, en 1980, elle fonde, avec son frère Massimo, Aeffe, une société qui fabrique et distribue, en plus de ses créations, Moschino, Jean Paul Gaultier, Pollini et Narciso Rodriguez.

Devenue riche et célèbre, elle rachètera en 1985 la maison de ses rêves d’enfance. Bien qu’entrée au top 10 des créateurs de mode, l’ex-petite « couturière » ne prend pas la grosse tête et continue à travailler, la passion intacte. « J’aime les défis et, par bonheur, j’ai une grande énergie ! J’ai besoin d’être en contact avec la nature, de nager, de me balader au bord de la mer à pied ou à vélo, de faire de la voile. Deux semaines par mois, je vis entre New York et Los Angeles avec mon jogging dans mon sac ! Et quand je reviens à Cattolica, c’est toujours un bonheur ! » Sa ferme, restaurée de fond en comble, lui ressemble : vraie, simple, lumineuse, raffinée. Passionnée d’architecture, Alberta en a remodelé tous les volumes : vastes pièces, colonnades, superbe escalier en pierre du pays. « J’adore le mélange de l’ancien et du contemporain, les belles matières. Le futur n’existe pas sans les racines du passé. Par exemple dans ma salle à manger où j’ai accroché un tableau de Julian Schnabel, j’ai fait poser un plafond XVIIIe siècle récupéré dans une vieille maison de Bologne. En déco, j’aime la mondialisation : de chacun de mes voyages je rapporte des choses pour la maison. J’ai beaucoup acheté en Inde, au Rajasthan, je vais souvent au “marché des voleurs” à Bombay. Du Maroc j’ai importé un conteneur entier de coffres, de bibelots, de lanternes, et je chine chez des antiquaires du monde entier. Mon seul critère : le coup de cœur, l’émotion. »

Ce qui est étonnant chez elle, c’est qu’en fonction des saisons, de son humeur, de son inspiration, elle s’amuse à changer tapis, rideaux, couleur des murs, bref, toute l’atmosphère de sa maison. L’hiver elle privilégie les camaïeux d’ocre, de brun, d’orange qui se marient avec le style ethnique dont elle raffole. Dans son jardin d’hiver qui se prolonge par une piscine intérieure, des meubles en teck et en bambou voisinent avec le lin arachnéen, des stores en forme de dais. Partout, elle pose des dizaines de bougies jusque dans les branches des arbres autour de la piscine extérieure, parce que, dit-elle, « c’est la lumière qui crée l’intimité et la magie d’un lieu ». Si elle ne cuisine pas, Alberta adore décorer les tables et joue, là encore, sur la diversité : chaque invité a un couvert d’une couleur différente. Posés sur son bureau, trois petits galets résument la personnalité de cette femme de cœur à la réussite exceptionnelle : on lit sur ces petites pierres : « Dream, Hope, Serenity ».

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Des petits trous, encore et toujours des petits trous…  Ce tapis semble avoir été passé à la moulinette d’un perforateur géant. Mais, ce n’est pas le seul modèle original de la collection Gan rugs 2009, car s’il y a bien un mot qui sonne bien avec les tapis Gan, c’est bien le mot original. Ces tapis design sont tous plus originaux les uns que les autres. Des motifs aux matières en passant par des découpes uniques, ces tapis ont de quoi éveiller la curiosité des plus blasés.

Tapis à trous Gan

Tapis en laine design avec des champignons

 

La gastronomie moléculaire est la recherche des mécanismes des phénomènes qui surviennent lors des transformations culinaires.
C’est une avant tout discipline scientifique : son objet est de participer au progrès de la connaissance culinaire et de la cuisine. Le terme a été inventé par Nicholas Kurti, physicien d’Oxford, et Hervé This, physico-chimiste français, qui travaille aujourd’hui dans l’UMR 214 de l’INRA à AgroParisTech et qui reste rattaché au Laboratoire de chimie des interactions moléculaires du Collège de France. La première mention officielle de cette terminologie apparaît sur les lettres envoyées lors de la préparation de l’International Workshop on Molecular and Physical Gastronomy, qui s’est tenu à Erice (Sicile) en mai 1992.
La dimension moléculaire permet de mieux modéliser les réactions chimiques spécifiques de la cuisine, car elles jouent à plein dans des notions telles que l’émulsion, la floculation, la cuisson à coeur, la convection, les effets tensio-actifs… et un rendu visuel étonnant !

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A Cannes, des stars toutes aussi sublimes et populaires les unes que les autres ont accepté l’invitation du célèbre joailler Chopard. C’est au restaurant le Baoli, un lieu très branché situé dans les hauteurs de Cannes qu’avait lieu la soirée qu’il ne fallait pas manquer. La robe de gala était évidemment à l’honneur, pour Hilary Swank, Peaches Geldof (1), Isabelle Huppert (2),Clotilde Courau (3),Vahina Giocante (4), Asia Argento (5), Eva Herzigova (6), Evangeline Lilly,  Marion Cotillard, et tant d’autres…

Peaches Geldof a joué les jeunes vamps avec sa robe signée Paule Ka, tandis que Clotilde Coureau portait quant à elle la même robe radieuse que sur le tapis rouge de Looking for Eric.

Vahina Giocante a fait son show dans une robe parfaitement assortie à son regard ravageur. Elle s’est laissée aller à quelques poses truculentes et glamour. Rappelons que la comédienne a posé pour la cause environnementale dans le cadre de l’exposition Art you up for the Planet présentée sur la Croisette.

Deux membres du jury du Festival de Cannes étaient aussi de la partie, la présidente Isabelle Huppert dans un noir discret et l’exubérante mais charmante Asia Argento. La fille du grand Dario Argento, accompagnée de son mari Michele Civetta, n’a pas caché son amour pour son metteur en scène italien !

Egérie de Chopard, Eva Herzigova était magnifique dans sa robe noire en tulle. Le mannequin d’origine tchèque âgé de 36 ans est venu accompagné de son compagnon, l’entrepreneur turinois Gregorio Marsiaj.

Quel style !

 

 

Un jour vous y viendrez… Exténué par la cohue du métro, consterné par les considérations politico-météorologiques des chauffeurs de taxi, vous vous propulserez dans ces véhicules imaginés par Petr Kubik et tous droits sortis du 5ème élément de Luc Besson… le robot taxi !!!

Ses couleurs, très taxi New-Yorkais, son tampon « écologiquement correct », son design entre la smart et ces drôles de trotinettes électriques que l’on commence à croiser, en font un vrai concept futuriste ; reste à imaginer le système de guidage ad hoc !

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CONCEPT OPEL

Le concours de la mobilité du futur organisé par Opel et le Royal College of Art vient de rendre son verdict. Sur le thème donc de la mobilité de demain, une vingtaine de candidats étudiants européens ont ainsi imaginé le véhicule du futur. Au final, c’est le Français Augustin Barbot qui gagne le titre.

Son concept dénommé Opel D49 ou Darwin 2049 se déplace à 10 cm au-dessus du sol par la force électromagnétique ou plonge comme un sous-marin ! Trois turbines, deux à l’avant et une à l’arrière, produisent l’énergie qui fait avancer ce véhicule léger. Elément important du concept, le châssis en aluminium est simplement recouvert d’une résine transparente et étanche, semi-rigide, et se passe de tout autre élément de carrosserie. Agé de 25 ans, Augustin Barbot remporte ainsi un stage de trois mois au Centre de Design de General Motors Europe à Rüsselsheim.

« Le niveau atteint par les travaux était en général excellent. Tout que nous avons vu était très innovant et tenait compte à la fois des nécessités pratiques et du besoin émotionnel de la mobilité. Augustin a fait un bon travail et a su interpréter la problématique en reprenant le point de vue d’Opel/Vauxhall. Il est parti de notre engagement dans le véhicule électrique et il a anticipé les besoins de mobilité future », s’est exprimé Anthony Lo, patron du design avancé de GME et membre du jury.

La compétition s’achève le 27 avril par une exposition de tous les dessins au LT Museum de Londres (musée du transport).
Le gagnant de l’épreuve travaillera trois mois au Centre Européen de Design de General Motors, afin d’engranger de l’expérience et de travailler également sur les nouvelles technologies.

D’autres constructeurs comme Peugeot, Volkswagen ou encore Daihatsu font confiance à de jeunes talents, avec des stages dans leurs différents centres de design respectifs à la clef. Comme dans d’autres secteur, le participatif gagne donc l’automobile. Dans le domaine du rail, la SNCF va encore plus loin en mettant à disposition un site permettant de soumettre des idées pour améliorer les trajets, ce qui a notamment permis de généraliser le Wifi dans les TGV. Alors, à quand un site où on pourra choisir à quoi ressemblera le prochain modèle d’un constructeur automobile ?

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Un boîtier over size dont Cartier renouvelle la surprise à travers cette version graphique armée du mouvement squelette 9611 MC, 100 pour 100 manufacturé par Cartier.
Il ne s’agit donc pas d’un simple ouvrage de squelettage sur la base d’un mouvement existant mais d’un mouvement de forme entièrement conçu pour que les ponts dessinent de larges chiffres romains et pour utiliser la totalité de l’espace offert par le large boîtier en palladium.

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Doté de deux barillets, le calibre 9611 MC emmagasine une énergie suffisante pour assurer 72 heures de marche, ce qui garantit la constance du couple ressort-moteur sur une longue durée et, de ce fait, une exceptionnelle précision de marche.

http://www.horlogerie-suisse.com/2009/nouveautes-montres-Cartier-2009-1849.html

misham-1901Il est rare qu’une si authentique vocation d’écrivain fasse suite à un si brillant parcours d’homme d’entreprise. Diplômé de l’Institut politique de Paris et énarque, Bernard du Boucheron n’a jamais été fonctionnaire, ayant fait toute sa carrière dans l’industrie, d’abord dans l’aéronautique pendant vingt ans (directeur commercial de l’Aérospatiale), puis pendant quinze ans chez Alcatel (président de la filiale internationale). Il a été à la direction d’un groupe énergétique, chargé des achats et ventes de produits pétroliers et de charbon. Enfin, il a été délégué général de l’entreprise qui devait créer un train à grande vitesse entre les trois principales villes du Texas (Texas High Speed Rail Corporation) de 1991 à 1994. D’origine limousine, son père s’est lancé dans le commerce de porcelaine et de céramique. C’était au retour de la guerre de 1914, dans laquelle il s’était engagé à 17 ans, dans l’artillerie de campagne. « Il en parlait volontiers, mais elle ne suscitait pas de sentiment de révolte chez lui. Il faut dire que son arme n’eut pas à subir de décisions absurdes et assassines, comme dans la cavalerie. En revanche, il ne comprenait pas comment deux civilisations aussi avancées que la France et l’Allemagne avaient pu en arriver là. » Deux oncles, en revanche, ont laissé leur vie sur le champ de bataille. « L’un fut tué dès août 1914, l’autre au Maroc, en 1909. Il était lieutenant spahi. C’était un héros pour mon père, il l’est devenu pour moi aussi. Son sabre est accroché au-dessus de la porte de mon bureau, comme une épée de Damoclès. » 
Bernard du Boucheron entre à l’école à l’âge de 8 ans. « Ma mère était de ces femmes qui faisaient les premières années d’instruction de leurs enfants sur leurs genoux. » Comment devient-on écrivain après un parcours à la tête de grandes entreprises ? « J’ai été éveillé à la littérature par mon père, à l’âge de 13 ans. Il m’a donné un exemplaire de Cyrano de Bergerac, que j’ai conservé. Ce fut le choc révélateur. J’ai voulu devenir poète et pendant des années, il n’y avait plus que cela qui comptait. J’ai écrit aussi deux ou trois pièces de théâtre. L’une s’appelait Prométhée libéré, elle était totalement stupide ! Je l’ai conservée comme témoignage de la crétinerie adolescente. » 
Depuis, il écrit régulièrement des poèmes. Il ne les fait pas tous lire à sa femme, contrairement à ce texte en prose qu’il s’amusa à rédiger, bien des années après l’âge de la retraite. « J’écris à la main, et je voulais voir ce que ce texte pouvait donner une fois imprimé. Après l’avoir lu, ma femme m’incita à l’envoyer à des éditeurs. ” Bernard du Boucheron envoie alors par voie postale son premier roman à Gallimard, à l’âge de 76 ans. ‘Court serpent’ recevra le prix de l’Académie Française en 2004. Son deuxième roman, Coup de Fouet, qui n’est pas sans se nourir de ses traditions familiales réjouira les amateurs de vénerie :peu avant la guerre de 1914, un jeune lieutenant de cavalerie, Hugo de Waligny, participe régulièrement à des chasses à courre, où il brille par son courage physique et sa maîtrise de l’équitation. Il y rencontre Aella, jeune fille réputée pour son tempérament indomptable, ainsi que pour sa passion de l’argent et des hommes. Une rivalité sans merci va l’opposer au piqueux Jérôme Hardouin, dit Coup-de-Fouet, comme lui veneur et cavalier hors pair. L’affrontement des deux hommes trouvera un prolongement inattendu et terrible avec l’arrivée de la guerre. Coup-de-Fouet décrit une société régie par des rapports où la violence se mêle à la sensualité. Tranchante comme une dague, l’écriture de Bernard du Boucheron va droit au but, à l’instar de ses personnages. En toile de fond, l’univers de la chasse à courre offre une métaphore puissante de la vie, avec son mystère, sa brutalité, sa noblesse, sa poésie sauvage.

Bernard du Boucheron a également publié, en 2007,Chien des Os, et vient de sortir, toujours chez Gallimard, un dur et beau roman, Vue mer.