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Comment Don Draper pourrait-il vendre ce livre ? Tout simplement en vous disant qu’il est au coeur de cet ouvrage signé Nathalie Azoulai et publié aux éditions La Martinière…

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Découpé en 5 grands chapitres, passant de la dimension « Vintage » de la série à sa vision de la « Société de consommation » et de la « Société américaine » en particulier, « Mad Men, Un art de vivre« , signé Nathalie Azoulai, est une fascinante plongée dans une époque pas si lointaine et un fabuleux document sur la fabrication d’une série « à l’ancienne ». L’impressionnante iconographie, qui joue sur les influences directes et indirectes de la série, principalement liées à la publicité et au cinéma des époques concernées, permet en outre au livre d’atteindre une dimension ludique non négligeable.

 

Pour les fans de la série, le livre propose également un survol des épisodes des 3 saisons déjà diffusées, ainsi que des articles centrés particulièrement sur Matthew Weiner (son créateur), l’histoire de son développement et est parsemé de quelques encarts aussi divertissantes qu’informatives.

 

« Mad Men, Un art de vivre »

Auteur: Nathalie Azoulai

Photo - SERIE - Mad Men : 3400

Editions La Martinière

ISBN : 978-2-7324-4678-3

Prix France : 25€ TTC

 

Communiqué de presse des Editions La Martinière : Mad Men ou la « Madmenia », une nouvelle folie venue de Hollywood qui est en train de gagner le monde entier. Une série créée en 2007, 4 saisons déjà diffusées aux Etats-Unis, d’autres en cours d’écriture, 3 saisons diffusées en France, des records d’audience, des personnages devenus des icônes de mode qui inspirent les plus grandes marques de la Haute-couture. On n’avait jamais vu ça. Une époque, les années 60 à New York. Un univers, Madison Avenue, les agences de publicité. Et surtout une esthétique, des costumes et une déco qui célèbrent l’esprit vintage. Si cette folie vous a gagnés, ce livre vous en racontera l’histoire, les coulisses et les secrets de fabrication. De la conception des scénarios à la recherche des costumes, de la documentation historique à la mise en scène des campagnes publicitaires qui traversent la série, vous saurez tout sur l’univers de ces Mad Men. Don Draper, Peggy Olson, Joan Holloway, Betty Draper, Roger Sterling, tous les personnages révèlent ici leurs multiples visages, leur garde-robe, leurs accessoires.

En savoir plus : Mad Men

 

 

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Dans le classement des 500 personnalités les plus influentes du monde arabes établi par le site arabianbusiness.com (l’équivalent des classements de Fortune), on retrouve bien tendu des financiers puissants comme le Prince Alwaleed Bin Talal Al Saud, des industriels comme les français Carlos Ghosn et Yazid Sabeg (notamment pour ses engagements à l’UNESCO) ou des héros de la vague actuelle de révolutions comme le désormais célèbre Wael Ghonim. Bien évidemment, on y trouve aussi un certain nombre d’écrivains,  intellectuels, artistes et mécènes, preuve de la vitalité d’un monde intellectuel insuffisamment mis en valeur dans les médias occidentaux.

Si elles sont rares aux premières places des « 500 personnalités les plus influentes du monde arabe », les « plumes » et personnalités intellectuelles restent bien représentées dans le reste du classement. On retrouve des noms bien connus, comme Elias Khoury ou Amin Maalouf, et d’autres, poètes, intellectuels ou écrivains que l’on gagnera à connaître.

Des femmes écrivains à l’honneur

Plusieurs femmes se distinguent : parmi elles, notons en cette année de basculement du régime l’écrivaine égyptienne et militante féministe Nawal El Saadawi. Médecin et psychiatre de formation, El Saadawi aura lutté pendant toute sa carrière contre les abus domestiques, l’excision, et l’oppression des femmes dans les sociétés patriarcales. L’écrivaine, emprisonnée déjà sous Anouar El-Sadate, plusieurs fois menacée et interdite de publication, a été contrainte plusieurs années à l’exil aux Etats-Unis. Rentrée au pays depuis 1996, on l’a aperçue apporter son soutien aux manifestants de la place Tahrir dans les derniers jours du régime d’Hosni Moubarak.  L’activisme féministe parcourt également l’œuvre de la poétesse new-yorkaise  Suheir Hammad, fille de réfugiés palestiniens et élevée à Brooklyn. Au croisement entre  culture Hip Hip noire-américaine et  héritage palestinien, Hammad est une des figures populaires de la Troisième Vague Féministe. On trouve également dans le classement l’écrivaine saoudienne Rajaa Al Sanea, auteur de « Filles de Riyad » roman-blog sous la forme de 50 messages décrivant les mœurs souterraines de filles de la grande bourgeoisie saoudienne, prisonnières mais jamais soumises au carcan du puritanisme du Royaume. Le roman, interdit en Arabie Saoudite, s’échange sous le manteau, et connaît un succès retentissant sur internet. Rajaa Al Sanea exerce aujourd’hui sa profession de dentiste, à Chicago. Ahlam Mosteghanemi, auteure du très remarqué « Mémoires de la Chair », figure également dans ce classement.

Une scène littéraire et intellectuelle marquée par les conflits politiques

La tradition des poètes et intellectuels levantins est également bien représentée : on retrouvera le doyen Souleiman Al Issa, qui aura traversé  au long de ses presque 90 ans d’existence toute l’histoire récente du Proche-Orient. Poète mais aussi militant politique, Al Issa aura lutté contre le Mandat français en Syrie, et en faveur des nationalismes arabes. Tensions politiques et conflits au Proche-Orient  font d’ailleurs toujours partie des thèmes littéraires favori des écrivains arabes : sont cités dans ce classement Raja Shehadeh, écrivain politique et juriste palestinien, promoteur de la solution des « Deux Etats » et l’intellectuel et écrivain libanais Elias Khoury, ancien membre du Fatah, supporter passionné de la cause palestinienne et compagnon de route du grand poète Mahmoud Darwich. Comme toute une génération d’écrivains libanais, l’œuvre de Khoury aura été influencée par la guerre civile libanaise, et la réflexion sur les rapports à l’Autre dans un contexte de conflits et de tensions ethniques et religieuses quasi-permanent.

Cosmopolitisme des traditions littéraires

On est toujours frappés de constater le cosmopolitisme de la scène littéraire arabe : la plupart des auteurs présents dans ce classement auront abondamment circulé dans tout le monde arabe. La France constitue toujours une terre d’accueil littéraire pour les « exilés », ou les membres des diasporas de différents pays arabes. Parmi les personnalités résidant en France, on citera l’écrivain tunisien Habib Selmi, Adonis, un des plus grands poètes arabes vivants, et véritable pont entre les traditions littéraires orientales et françaises. Adonis aura exercé une influence majeure sur toute la poésie arabe dans la seconde moitié du XXe siècle. Enfin, citons l’écrivain libanais Amin Maalouf, Prix Goncourt 1993 pour « Le Rocher de Tanios », et résidant à Paris.

misham-1901Il est rare qu’une si authentique vocation d’écrivain fasse suite à un si brillant parcours d’homme d’entreprise. Diplômé de l’Institut politique de Paris et énarque, Bernard du Boucheron n’a jamais été fonctionnaire, ayant fait toute sa carrière dans l’industrie, d’abord dans l’aéronautique pendant vingt ans (directeur commercial de l’Aérospatiale), puis pendant quinze ans chez Alcatel (président de la filiale internationale). Il a été à la direction d’un groupe énergétique, chargé des achats et ventes de produits pétroliers et de charbon. Enfin, il a été délégué général de l’entreprise qui devait créer un train à grande vitesse entre les trois principales villes du Texas (Texas High Speed Rail Corporation) de 1991 à 1994. D’origine limousine, son père s’est lancé dans le commerce de porcelaine et de céramique. C’était au retour de la guerre de 1914, dans laquelle il s’était engagé à 17 ans, dans l’artillerie de campagne. « Il en parlait volontiers, mais elle ne suscitait pas de sentiment de révolte chez lui. Il faut dire que son arme n’eut pas à subir de décisions absurdes et assassines, comme dans la cavalerie. En revanche, il ne comprenait pas comment deux civilisations aussi avancées que la France et l’Allemagne avaient pu en arriver là. » Deux oncles, en revanche, ont laissé leur vie sur le champ de bataille. « L’un fut tué dès août 1914, l’autre au Maroc, en 1909. Il était lieutenant spahi. C’était un héros pour mon père, il l’est devenu pour moi aussi. Son sabre est accroché au-dessus de la porte de mon bureau, comme une épée de Damoclès. » 
Bernard du Boucheron entre à l’école à l’âge de 8 ans. « Ma mère était de ces femmes qui faisaient les premières années d’instruction de leurs enfants sur leurs genoux. » Comment devient-on écrivain après un parcours à la tête de grandes entreprises ? « J’ai été éveillé à la littérature par mon père, à l’âge de 13 ans. Il m’a donné un exemplaire de Cyrano de Bergerac, que j’ai conservé. Ce fut le choc révélateur. J’ai voulu devenir poète et pendant des années, il n’y avait plus que cela qui comptait. J’ai écrit aussi deux ou trois pièces de théâtre. L’une s’appelait Prométhée libéré, elle était totalement stupide ! Je l’ai conservée comme témoignage de la crétinerie adolescente. » 
Depuis, il écrit régulièrement des poèmes. Il ne les fait pas tous lire à sa femme, contrairement à ce texte en prose qu’il s’amusa à rédiger, bien des années après l’âge de la retraite. « J’écris à la main, et je voulais voir ce que ce texte pouvait donner une fois imprimé. Après l’avoir lu, ma femme m’incita à l’envoyer à des éditeurs. ” Bernard du Boucheron envoie alors par voie postale son premier roman à Gallimard, à l’âge de 76 ans. ‘Court serpent’ recevra le prix de l’Académie Française en 2004. Son deuxième roman, Coup de Fouet, qui n’est pas sans se nourir de ses traditions familiales réjouira les amateurs de vénerie :peu avant la guerre de 1914, un jeune lieutenant de cavalerie, Hugo de Waligny, participe régulièrement à des chasses à courre, où il brille par son courage physique et sa maîtrise de l’équitation. Il y rencontre Aella, jeune fille réputée pour son tempérament indomptable, ainsi que pour sa passion de l’argent et des hommes. Une rivalité sans merci va l’opposer au piqueux Jérôme Hardouin, dit Coup-de-Fouet, comme lui veneur et cavalier hors pair. L’affrontement des deux hommes trouvera un prolongement inattendu et terrible avec l’arrivée de la guerre. Coup-de-Fouet décrit une société régie par des rapports où la violence se mêle à la sensualité. Tranchante comme une dague, l’écriture de Bernard du Boucheron va droit au but, à l’instar de ses personnages. En toile de fond, l’univers de la chasse à courre offre une métaphore puissante de la vie, avec son mystère, sa brutalité, sa noblesse, sa poésie sauvage.

Bernard du Boucheron a également publié, en 2007,Chien des Os, et vient de sortir, toujours chez Gallimard, un dur et beau roman, Vue mer.