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Chengdu (Chine) Le luxueux hôtel, situé à Chengdu, capitale de la province du Sichuan et 5e grande ville de Chine, est particulièrement apprécié des hommes d’affaires européens.

La suite présidentielle.


Le Sofitel Wanda, situé sur les berges du fleuve Fu Nan, est en plein cœur de la ville, à 15 minutes à pied du principal centre commercial et à 20 minutes en voiture de l’aéroport international. La spacieuse salle de conférences a une capacité d’accueil de 500 personnes. Ce luxueux hôtels dispose de 4 restaurants (cuisine internationale, française, japonaise et régionale) et de 2 bars au confort chaleureux. Parmi les prestations haut de gamme, on trouve la piscine intérieure chauffée, le sauna, le spa et le centre de fitness. Le directeur en poste depuis 2009, Bertrand Courtois, a une grande expérience de la Chine – il était auparavant dans la ville de Harbin située au Nord-Est de la Chine.

Lorsque que l’on entre dans l’hôtel par le grand hall, on est accueilli par une jeune chinoise chargée des relations clients, Sophie Zhong, qui a fait une partie de ses études à Limoges (87) et qui maîtrise parfaitement la langue française.

Depuis le 4 juillet dernier, et pour une durée de neuf mois, Marie-Charlotte Julia, issue de l’institut Paul Bocuse de Lyon (69), effectue un stage de management au restaurant international. Cette dernière se dit ravie d’être en Chine: “Chengdu est une ville très agréable, je trouve que les habitants sont très accueillants et s’intéressent beaucoup à nous, c’est pour moi l’occasion de découvrir d’autres cultures tout en continuant ma formation hôtelière. 

Une suite Jacques Chirac

Jacques Chirac, passionné par l’Asie, a séjourné en 2004 au Sofitel wanda de Chengdu alors qu’il était président. Il y a visiblement laissé un grand souvenir puisque une suite au 10 e étage porte son nom.

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Le 7 février à dix-neuf heures, Jules Cesar, le plus célèbre des opéras de Haendel, sera retransmis en direct de la scène de l’opéra Garnier dans quinze salles de cinéma à travers la France. Le choc est d’importance, tant la mise en scène, et les fabuleuses Emmanuelle Haïm et Natalie Dessay, sont émouvants… Ce Haendel là assume le baroque et n’hésite pas à venir séduire et enrôler le spectateur…

Vous rêvez d’entendre ces quatre heures de musique ponctuées d’airs plus ou moins admirables et vous voilà sans billet, lequel, de toute façon, serait trop cher ?

Une solution, le cinéma : en effet, pour assister à cette production de « Jules Cesar » à l’Opéra de Paris, il fallait, ou bien s’y être pris très longtemps à l’avance ou bien avoir un ami machiniste qui vous introduit dans les coulisses (et de toute façon, être parisien…)

Natalie Dessay. Photo DR

Il faut dire que la production réunit tout ce qui peut faire courir un amateur d’art lyrique : la mise en scène de Laurent Pelly, dans la fosse un orchestre baroque
ad hoc (Le Concert d’Astrée) dirigé par Emmanuelle Haïm, et surtout, la présence de Natalie Dessay faisant ses « premiers pas » dans le rôle de Cléopâtre et qui vient d’enregistrer un disque des airs de Cléopâtre.

L’Opéra de Paris s’est associé avec UGC pour proposer un de ses spectacles lyriques en direct sur grand écran. Dès le début de la saison 2010, l’institution avait inauguré ce terrain en diffusant au cinéma, cette fois-ci avec Ciel Ecran, une partie de la programmation de ses spectacles de danse.

Les « balletomaniaques » pourront d’ailleurs voir au cinéma le 8 février un spectacle de Nicolas Le Riche, « Caligula » (décidément, l’Opéra de Paris donne dans les empereurs romains).

Une voie ouverte par New York

Pour mémoire, rappelons que c’est le Metropolitan Opera de New York qui, le premier, est sorti du cadre pour prendre en 2006 le chemin des salles obscures.

En avril 2008, en direct de New York, la « Bohème » de Puccini et « La Fille du régiment » de Donizetti (avec la même Natalie Dessay) inauguraient en France cette nouvelle manière de diffuser l’opéra. Puis la Scala de Milan et l’Opéra Comique à Paris (« Carmen » de Bizet en juin 2009) ont suivi la voie new yorkaise.

La vraie bonne nouvelle dans tout ça, celle dont personne n’ose parler ? Plus besoin d’attendre l’entracte pour manger un esquimau !

Réservation des billets sur ugc.fr dès maintenant jusqu’à 30 minutes avant le début de la représentation et fnac.com jusqu’au 2 février 2011 (dans la limite des places disponibles).

Captation réalisée par François Roussillon en coproduction avec l’Opéra national de Paris et François Roussillon et Associés, avec la participation de France Télévisions et Mezzo.

Opéra de Paris, Palais Garnier. Représentations les 20, 23, 27, 29 février et les 1, 4, 7, 10, 12, 14 et 17 mars. 19 heures. Location : 08 92 89 90 90 ou au +33 1 71 25 24 23 depuis l’étranger.

Liste des salles :
UGC Normandie, UGC Ciné Cité Bercy , UGC Montparnasse, UGC Ciné Cité La Défense, UGC Ciné Cité SQY Ouest, UGC Ciné Cité Rosny, UGC Ciné Cité Créteil, UGC Ciné Cité Bordeaux, UGC Ciné Cité Nantes-Atlantis, UGC Ciné Cité Rouen, UGC Ciné Cité Caen-Mondeville, UGC Ciné Cité Lille, UGC Ciné Cité Ludres, UGC Ciné Cité Strasbourg-Etoile, UGC Ciné Cité Lyon

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La maison Perrier-Jouët a décidé de déboucher, à l’occasion du récent lancement de sa cuvée Belle Époque 2002, une vingtaine de millésimes d’anthologie : 1825, 1846, 1858, 1874, 1892, 1906, 1911, 1928, 1952, 1955, 1959, 1964, 1971, 1975, 1976, 1982, 1985, 1995, 1996, 2002. De mémoire d’expert, jamais une telle palette n’avait été présentée. Fantastique plongée dans le temps, pleine d’enseignements.

Certes, de-ci, de-là, quelques vieux et grands flacons de champagne ont déjà pu être dégustés comme Perrier-Jouët 1892 et 1911, Pol Roger 1911, 1914 et 1921, Bollinger 1924 et 1928 ou encore Heidsieck Monopole 1907, un tout petit millésime, retrouvé quatre-vingts ans plus tard dans un bateau coulé dans la Baltique par un sous-marin allemand en 1916 : ils étaient tous en grande forme. Mais jamais une telle dégustation d’ensemble n’avait été possible. On comprend pourquoi tous ces experts, par ailleurs fort occupés, avaient pris le temps de se déplacer à Reims. «Je n’allais tout de même pas rater un événement pareil», glissait Ch’ng Poh Tiong, qui venait de Singapour.

 

Première question, étaient-ils buvables ? Mieux : aux dires des experts, certains tenaient même du miracle. Le 1911 était d’une perfection absolue, le rare 1874 superbe et le 1825 d’une grande tenue. Pour Richard Juhlin, auteur suédois fécond sur le champagne, «le 1874 démontre que l’époque était capable de ­produire des vins absolument magiques». Un seul accident était à déplorer : le 1892 était bouchonné (mais une autre bouteille dégustée il y a quelques années était grandiose). Il faut dire que tous les bouchons, y compris celui de 1825, étaient d’origine, ce qui laisse songeur sur la qualité du liège et du bouchage de l’époque. Seules les ficelles qui tenaient les bouchons au XIXe siècle avaient été remplacées par des agrafes.

Deuxième question, comment est-ce possible ? Certains vins rouges comme les grands bordeaux ou les grands bourgognes sont connus pour être capables de résister aux épreuves du temps. La maison Bouchard Père et Fils à Beaune en fait régulièrement la démonstration en servant à quelques happy few de vénérables et superbes flacons du XIXe siècle. Une splendide dégustation à Yquem avec, entre autres, des 1921, 1928 et 1929 d’anthologie, avait aussi démontré que les grands liquoreux avaient cette capacité. Mais pour le grand public, le champagne «ne se garde pas».

Or les champagnes, non seulement se gardent, mais ils peuvent devenir absolument magiques au vieillissement. Si la recherche scientifique est très loin d’en avoir percé le secret malgré des études très poussées sur les acides aminés et la réaction de Strecker, la qualité des terroirs champenois associée au gaz carbonique des bulles, un antioxydant par définition, forment sûrement un début d’explication.

Autre enseignement de cette verticale, c’est ainsi que l’on nomme la plongée dans le temps d’un même vin, le champagne a toujours su s’adapter à son public. En 1847, Charles Perrier, le fils du fondateur, écrivait sur son livre de cave : «Maintenant, les Anglais n’aiment plus le champagne très sucré.» Avec le millésime 1846, Perrier-Jouët invente le style moderne du champagne tel qu’il triomphe aujourd’hui avec pureté et élégance, un style que la marque a ensuite préservé jusqu’à nos jours.

Pour revenir au fameux 1825, le plus vieux champagne du monde inscrit au livre Guinness des records, sa dégustation montre qu’il possède une puissance phénoménale que ne renierait pas un vin jaune de Château Chalon. Pour la petite histoire, il a été élaboré essentiellement avec du fromenteau, appelé pinot gris sous les cieux alsaciens et pinot beurrot autrefois en Bourgogne. Rappelons qu’à cette époque, le célèbre chardonnay n’existait pas encore. Ces fameux pinots gris venaient de la montagne de Reims et plus spécialement de Sillery qui avait une haute réputation. Aujourd’hui, Sillery, qui a perdu de sa superbe, est planté, à quelques hectares près, de pinot noir. Comprenne qui pourra.

Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, vient de mettre en place le Conseil national de l’œnotourisme. La présidence en revient à Paul Dubrule, cofondateur du groupe Accor, qui annonce son ambition : «J’ai l’intention de mettre tout en réseau avec le vin, les paysages, le territoire, la culture, le sport et le tourisme. Je veux multiplier les initiatives du style vin et culture, vin et églises romanes, etc.»

Création d’un label Vin et Patrimoine

La création d’un label Vin et Patrimoine permettra d’identifier les circuits du vin couplés à la découverte du patrimoine en mobilisant toutes les ressources de l’agrotourisme. De nombreuses régions n’ont pas attendu ce label, et ont lancé, parfois depuis fort longtemps, leurs propres circuits. Ainsi, les vignerons de Saint-Mont, dans le Sud-Ouest, organisent cette fin de semaine un véritable parcours de découverte sur la route des vins du Saint-Mont, qui mélange culture et gourmandise : ils n’attendent pas moins de 10 000 visiteurs. Les mêmes donnent un sérieux coup de main depuis trente ans pour Jazz in Marciac, qui est un événement d’importance : «Sonny Rollins sera en ouverture le 31 juillet prochain», confie en avant-première Xavier Gomart, le directeur de la cave. Pour donner un chiffre, 200 000 festivaliers font chaque année le déplacement vers cette manifestation.

Le Conseil propose également un prix national de l’œnotourisme, pour donner une visibilité nationale à des projets exemplaires. Autre bonne idée, le 1er Salon international de l’œnotourisme prévu à Lyon du 15 au 17 mai 2009. Son organisateur, Benoît Escoffier, du site Internet Vinomédia, se réjouit du succès annoncé et précise : «Le tourisme viticole permet de rencontrer les consommateurs et de les fidéliser. C’est un marché d’avenir.»

L’énumération des initiatives locales est impressionnante. Quelques exemples. Le château Mourgues du Grès, dans le Gard, propose de parcourir son vignoble en VTT ; l’œnologue Bruno Delmas, de découvrir Pomerol à cheval ; il est possible de faire son baptême en ULM au-dessus du vignoble champenois, et la maison Pommery, à Reims, présente dans ses crayères une exposition contemporaine, « L’Art en Europe », qui attire de très nombreux visiteurs.

Vers une politique d’envergure ?

Mais le Conseil a-t-il les moyens de répondre à sa vocation nationale ? On peut s’inquiéter du fait qu’aucune initiative de grande envergure n’est envisagée à date, alors que tous les pays rivalisent d’imagination. L’Espagne vient de lancer un complexe œnotouristique dans la Rioja dessiné par le célèbre architecte Franck Gehry. L’Autriche possède le sien depuis plusieurs années à Langenlois, dessiné par Steven Holl, qui « attire les foules », selon Karl Steininger, son propriétaire. Et les autres pays ne sont pas en reste.

En France, rien de tel n’existe, à part la Winery, à l’entrée du Médoc. Pourtant, ces grands projets sont indispensables. François Mauss, le président du Grand Jury européen qui prépare activement le «Davos du vin» fin octobre, a été obligé de s’exiler à la Villa d’Este, en Italie, qui l’accueille généreusement. «Malgré toutes mes recherches, je n’ai trouvé aucun partenaire en France pour monter cet événement majeur.» Résultat, ce sera l’Italie qui en tirera le bénéfice, alors que la France avait toute légitimité à l’organiser.

Interrogés, quelques grands patrons expliquent, en tenant à rester anonymes, que non seulement ils seraient mal considérés s’ils sponsorisaient un tel événement, mais qu’ils risquent même de finir devant les tribunaux. La condamnation d’une publicité très anodine pour un champagne rosé continue de laisser des traces. Décidément, la loi Evin, qui a déjà coûté 300 000 emplois à la France et 10 milliards d’euros en moins par an d’exportation, continue de faire des dégâts.

Le vin en France louvoie entre l’accélérateur de l’œnotourisme et le frein de la loi hôpital, santé, patient, territoire. Le ministère de l’Agriculture, discret dans la défense d’un pan essentiel de l’économie, a choisi d’installer une structure qui se veut légère et réactive, mais dotée de moyens fort modestes.

Les enjeux de l’œnotourisme sont énormes. Robert Skalli, installé dans la Napa Valley dans son domaine de Saint-Supéry, explique : «Ouverts 7 jours sur 7, nous recevons tous les ans 200 000 visiteurs, ce qui nous permet de vendre tout notre vin à la propriété. Du coup, nous n’avons aucun autre frais commercial, et nos clients sont ravis.» Même son de cloche chez Anne Cointreau, au domaine Morgenhof, en Afrique du Sud : «Je reçois 125 000 clients par an et l’œnotourisme fait un tiers de mon chiffre d’affaires.»

Le vrai chantier du comité sera de transformer tous les petits ruisseaux des initiatives locales en grandes rivières, ce qui serait parfait pour l’emploi et l’entrée des devises. Il faudra appuyer sur l’accélérateur et non sur le frein.

Les vignes du domaine de la Passion Haut-Brion, sur 1,31 hectare, touchent celles des châteaux Haut-Brion et La Mission Haut-Brion. Et n’allez pas croire que le propriétaire actuel du domaine, Michel Allary, tente de s’approprier indûment le nom de Haut-Brion. La parcelle qu’il exploite est historiquement référencée «domaine du Haut-Brion la Passion», qu’un jugement de la cour d’appel de Bordeaux transformera en 1929 en «domaine de la Passion Haut-Brion», confirmant au passage le droit à ses propriétaires d’utiliser ce patronyme célèbre. Mieux, l’histoire du domaine et celle du château Haut-Brion ont longtemps été mêlées. En 1948, René Allary, le grand-père de l’actuel propriétaire et son cousin Jean Bardinon confient les vignes à leur célèbre voisin.

Le savoir-faire de Haut-Brion permettra d’accoucher année après année de superbes flacons. Un changement de réglementation interdisant de vinifier dans son chai des vins d’un autre domaine, les raisins de domaine entreront désormais dans la production du grand vin de Haut-Brion. Ces raisins du paradis vont se transformer en raisins de la colère lorsqu’en 2004 Michel Allary décide au terme du bail de reprendre à son compte ce patrimoine familial et faire renaître ce domaine après trente ans de sommeil. C’est à Stéphane Derenoncourt, le très en vue œnologue conseil de Saint-Emilion, qu’est revenu l’honneur et la lourde charge de faire vivre ce premier millésime 2008. Un vrai défi dans une année difficile où mildiou et oïdium contraignirent à sélectionner les grains un par un. Au final, un rendement ridicule (15 hectolitres par hectare) et seulement 2 400 bouteilles de produites. Mais un plaisir inégalé de goûter un grand moment d’histoire.