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Troyes- Depuis le 8 avril l’exposition « Afrique, collections croisées » au musée d’Art moderne à Troyes fait le bonheur des amateurs d’art.

 

Plus que jamais, l’exposition du musée d’Art moderne «Afrique, collections croisées», inaugurée le 8 avril dernier, s’affirme comme l’événement culturel de l’été et même de l’année. Elle dépasse pour l’instant toutes les espérances en termes de fréquentation. Il sera sans doute difficile de faire aussi bien que le Beau XVIe, qui avait bénéficié de nombreux échos médiatiques, toujours est-il qu’elle semble bien partie pour battre les records d’affluence de la rétrospective consacrée à Maurice Marinot l’an dernier.

Jacques Chirac en invité prestigieux

Les 10 000 visiteurs enregistrés à la mi-juin sont de bon augure pour la suite. Un succès qui s’explique sans doute par son caractère unique.
En effet, c’est la première fois que la cité tricasse met l’art africain à l’honneur. Sans compter que depuis l’ouverture du musée du Quai Branly à Paris, en 2006, les arts premiers suscitent un grand intérêt du public.
Dans ce contexte, pas étonnant qu’à Troyes, touristes et Troyens se bousculent pour découvrir les trois cents œuvres présentées, provenant des collections de Pierre et Denise Lévy, bien évidemment, mais surtout de celle de Patrick et Catherine Sargos, collectionneurs privés. Le fruit de cette association est tout simplement superbe.
L’écho qui en a été fait est tel, que l’ancien président de la République, Jacques Chirac, en fin connaisseur, a fait le déplacement courant mai, quinze jours après le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, pour la découvrir. L’ancien chef de l’État n’a pas tari d’éloges et ne s’est pas privé de vanter «la qualité» de la collection, ni de montrer son enthousiasme devant « cette magnifique et remarquable exposition aux pièces exceptionnelles».
Entre masques, fétiches, objets sacrés ou du quotidien, statuettes, de petites tailles ou aux dimensions impressionnantes, le public est invité à voyager du Burkina Faso à l’Afrique Centrale, à la découverte du travail des sculpteurs traditionnels et la diversité de leur art. Des pièces inestimables, rares et de qualité datant du XVIe mais aussi des XVIIIe et XXe.
Mais l’originalité de l’exposition consiste également à mettre en lumière l’influence de l’art primitif sur les artistes d’avant-garde du début du XXe, à travers la présentation des œuvres d’André Derain, Pablo Picasso, Julio Gonzales, Amedeo Modigliani jusqu’à la création contemporaine du sculpteur sénégalais Ousmane Sow.
Le résultat est tout simplement époustouflant et fascinant. La fréquentation des lieux prouve que les Arts premiers sont devenus un courant artistique à part entière, reconnu et admiré du plus grand nombre.

Comment Don Draper pourrait-il vendre ce livre ? Tout simplement en vous disant qu’il est au coeur de cet ouvrage signé Nathalie Azoulai et publié aux éditions La Martinière…

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Découpé en 5 grands chapitres, passant de la dimension « Vintage » de la série à sa vision de la « Société de consommation » et de la « Société américaine » en particulier, « Mad Men, Un art de vivre« , signé Nathalie Azoulai, est une fascinante plongée dans une époque pas si lointaine et un fabuleux document sur la fabrication d’une série « à l’ancienne ». L’impressionnante iconographie, qui joue sur les influences directes et indirectes de la série, principalement liées à la publicité et au cinéma des époques concernées, permet en outre au livre d’atteindre une dimension ludique non négligeable.

 

Pour les fans de la série, le livre propose également un survol des épisodes des 3 saisons déjà diffusées, ainsi que des articles centrés particulièrement sur Matthew Weiner (son créateur), l’histoire de son développement et est parsemé de quelques encarts aussi divertissantes qu’informatives.

 

« Mad Men, Un art de vivre »

Auteur: Nathalie Azoulai

Photo - SERIE - Mad Men : 3400

Editions La Martinière

ISBN : 978-2-7324-4678-3

Prix France : 25€ TTC

 

Communiqué de presse des Editions La Martinière : Mad Men ou la « Madmenia », une nouvelle folie venue de Hollywood qui est en train de gagner le monde entier. Une série créée en 2007, 4 saisons déjà diffusées aux Etats-Unis, d’autres en cours d’écriture, 3 saisons diffusées en France, des records d’audience, des personnages devenus des icônes de mode qui inspirent les plus grandes marques de la Haute-couture. On n’avait jamais vu ça. Une époque, les années 60 à New York. Un univers, Madison Avenue, les agences de publicité. Et surtout une esthétique, des costumes et une déco qui célèbrent l’esprit vintage. Si cette folie vous a gagnés, ce livre vous en racontera l’histoire, les coulisses et les secrets de fabrication. De la conception des scénarios à la recherche des costumes, de la documentation historique à la mise en scène des campagnes publicitaires qui traversent la série, vous saurez tout sur l’univers de ces Mad Men. Don Draper, Peggy Olson, Joan Holloway, Betty Draper, Roger Sterling, tous les personnages révèlent ici leurs multiples visages, leur garde-robe, leurs accessoires.

En savoir plus : Mad Men

 

 

Il n’y a pas d’amateur d’art qui n’ait au moins une fois feuilleté la magnifique revue FMR, « la plus belle revue du monde » selon Jacqueline Kennedy, mais aussi  la « perle noire de l’édition italienne » (Federico Fellini)…



 

C’est une belle histoire, écrite par l’éditeur et bibliophile Franco-Maria Ricci, qui lui a légué ses initiales et ce jeu de mot « éphémère » en français. L’éditeur de Guido Crepax ou Umberto Eco, celui à qui Jorge Luis Borges fit l’honneur de diriger une collection de littérature, la « Bibliothèque de Babel », nous a ouvert tous les deux mois depuis 1982  les lieux d’art et d’histoire les plus magnifiques et secrets…  A chaque livraison, un écrivain d’envergure proposait une de ses œuvres. La qualité de l’objet, iconographies, papier…, en ont fait un objet de collection.

Hélas, alors qu’elle paraissait en Français depuis 1986, elle a fermé boutique en 2008. En effet, les éditions créées par Franco Maria Ricci en 1964, avaient été vendues en 2003 à Marinela Ferrari présidente du groupe italien officiant dans l’art contemporain, Art’e’, laquelle a décidé de dissoudre la filiale française.

Dans le sillage assumé avec FMR, une nouvelle revue, Le Monde de l’Art, vient de paraître en France à partir de l’automne 2010. Elle a d’ailleurs présenté en bonne place une longue interview avec Franco-Maria Ricci, prétexte à la découverte des œuvres de cet incroyable collectionneur. L’éditeur Patrick Mauriès y signe d’ailleurs un hommage sincère à la revue : « sous son vernis d’esthétisme un peu trop brillant (« la plus belle revue du monde »), sous ses dehors vaguement dandys, FMR menait une action profondément militante, éclairant, exhumant, réhabilitant ce que le temps, la paresse ou l’incurie avaient contribué à offusquer ; trop conscient aussi des limites artificielles qu’imposent les cultures nationales, et de la dérive des œuvres et des valeurs dans l’histoire ».

 

Franco Maria Ricci et Guillaume de Sardes

 

Le directeur de la rédaction, l’écrivain Guillaume de Sardes, nous propose une revue bimestrielle luxueuse, avec l’objectif d’ouvrir à l’amateur d’art les plus belles collections privées. Après le palais Sursock à Beyrouth, c’est donc celle de Franco Maria Ricci qui a été à l’honneur dans le numéro 2. Comme pour FMR, le monde des Lettres est invité à s’exprimer dans la revue, et l’on retrouve des plumes que l’on aime lire, comme  Dominique Fernandez, Renaud Camus, Jean-Paul Enthoven, Eric Chevillard, Elisabeth Barillé. Les sujets apportent une variété des points de vue et de centres d’intérêt, sorte de promenade dans les belles choses d’hier ou d’aujourd’hui, puisque l’on passe d’une visite du château de Montegeoffroy à la découverte des photos de Kourtney Roy, en passant par un essai sur la vie au XVIIIe siècle par l’historien Philippe Salvadori ou une analyse d’Avigdor Arikha par Jean Clair… Le numéro 2, paru en février, nous invite de même à un cheminement, qui s’arrête sur de superbes photos des ruines de Tomaso Buzzi ou de Sam Guelimi, et sillonne entre l’atelier d’Ernest Pignon-Ernest et un essai sur le plagiat par Jean-Pierre Cuzin…

A qui s’adresse donc la revue ? Certes aux happy fews, capables de goûter en collectionneurs et esthètes ces échappées sur ces mondes de l’art. Mais aussi à ceux qui se sentent frustrés qu’il n’existe pas de revue capable de donner un regard synthétique sur l’état de la vie culturelle la plus raffinée. Et enfin, à tous les collectionneurs, obsessionnels ou fanatiques des objets d’art comme plus éclectiques, ceux qui ont plaisir à découvrir des objets ou des œuvres rares et souvent secrets : c’est à cette dernière catégorie que j’appartiens…

Le musée du Louvre présente pour la première fois en France une exposition consacrée au sculpteur allemand Messerschmidt, actif à Vienne et Bratislava au XVIIIe siècle, auteur de portraits de cour et d’intellectuels mais aussi de têtes violemment expressives, à l’étrangeté fascinante dont l’audace séduit le public contemporain.

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L’Homme qui bâille. 1771-1781. Etain. Budapest, Szépművészeti Múzeum © Szépművészeti Múzeum, Budapest

« Au nombre des sculptures les plus impressionnantes de la fin du XVIIIe siècle figurent sans aucun doute les œuvres de Messerschmidt , connues sous le nom de « têtes de caractère ». Il s’agit d’une collection de bustes en métal ou en albâtre où l’expression est marquante, difficile à interpréter, et qui exerce sur le spectateur une fascination à laquelle il ne lui est pas facile de se soustraire. Ces têtes irritent et interpellent tout à la fois, et ne permettent pas de deviner la « véritable » intention de l’artiste ». Extrait du catalogue d’exposition, Maria Pötzl-Malikova.

Riche d’une trentaine d’oeuvres, dont la tête acquise par le Louvre en 2005, l’exposition rassemble des prêts exceptionnels qui permettent de montrer au mieux l’évolution du style de Messerschmidt et de souligner son esthétique.

Franz Xaver Messerschmidt (1736-1783) commence une brillante carrière de sculpteur à Vienne en 1757 où il réalise les portraits de la famille régnante, notamment ceux de l’impératrice Marie-Thérèse et du futur empereur Joseph II. Ces sculptures sont encore dans la tradition baroque. C’est peu après son retour d’Italie que son style évolue vers le néoclassicisme.

JPEG - 13.9 koL’Homme qui pleure comme un enfant,1771-1783. Alliage d’étain et de plomb. Budapest, Szépművészeti Múzeum, 51.936 © Budapest, Szépművészeti Múzeum

Messerschmidt est un artiste entier, excentrique et peu après ses années de gloire en 1969-1970, s’opère une rupture à partir de 1771, période à laquelle il commence sa série de « têtes ». Le sculpteur s’isole peu à peu tandis qu’il entretient des relations de plus en plus difficiles avec ses pairs et ses commanditaires.

En 1774, lorsque l’Académie de Vienne lui refuse la chaire de sculpture pour cause de « troubles cérébraux », celui-ci décide de quitter définitivement Vienne. Il s’installe à Presbourg (actuelle Bratislava) à partir de 1777, où il se consacre de plus en plus à l’exécution de cette exceptionnelle série de « têtes ».

« Les rares écrits de Messerschmidt parlant de ses têtes ne les qualifient pas : il s’agit pour lui de « Kopfstücke » (têtes). L’appellation « têtes de caractère » (Charakterköpfe) est retrouvée dans brochure servant de livret à la première exposition publique des sculptures en 1793, soit dix ans après la mort de l’artiste. Les titres des œuvres y sont également inventés, « ceux-ci, grotesques et faux, tous apocryphes, n’ont été conservés que par commodité. » (1)

On trouva 69 sculptures après son décès : aucune de celles-ci n’avait été vendue de son vivant. Le sculpteur en exécutant ses têtes, poursuivait un dessein personnel sans but lucratif : l’expression concrète et absolument nécessaire d’un monde intime.

Le témoignage d’un éminent visiteur en 1781, l’écrivain des Lumières berlinoises Friedrich Nicolai, offre les premières interprétations de son art et de sa personnalité. Selon Nicolai, l’artiste se disait persécuté par des esprits qui le faisaient souffrir moralement et physiquement, notamment dans le bas ventre et les cuisses. Il se regardait dans un miroir, se pinçait le corps en faisant diverses grimaces. Avec celles-ci il entendait changer les expressions de son visage de manière à devenir maître de l’esprit des proportions qui le tourmentait. Il reproduisait ensuite avec ses têtes ce visage déformé.  » (2)

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L’Homme au noble coeur, 1771-1775, Alliage d’étain et de plomb. Vienne, Belvedere, 2612 © Belvedere, Vienne

L’oeuvre de Messerschmidt suscite encore aujourd’hui l’étonnement et continue d’influencer les artistes contemporains. Aussi le musée du Louvre, présente-t-il, en contrepoint de l’exposition, des sculptures du grand artiste contemporain Tony Cragg.

 

Le 7 février à dix-neuf heures, Jules Cesar, le plus célèbre des opéras de Haendel, sera retransmis en direct de la scène de l’opéra Garnier dans quinze salles de cinéma à travers la France. Le choc est d’importance, tant la mise en scène, et les fabuleuses Emmanuelle Haïm et Natalie Dessay, sont émouvants… Ce Haendel là assume le baroque et n’hésite pas à venir séduire et enrôler le spectateur…

Vous rêvez d’entendre ces quatre heures de musique ponctuées d’airs plus ou moins admirables et vous voilà sans billet, lequel, de toute façon, serait trop cher ?

Une solution, le cinéma : en effet, pour assister à cette production de « Jules Cesar » à l’Opéra de Paris, il fallait, ou bien s’y être pris très longtemps à l’avance ou bien avoir un ami machiniste qui vous introduit dans les coulisses (et de toute façon, être parisien…)

Natalie Dessay. Photo DR

Il faut dire que la production réunit tout ce qui peut faire courir un amateur d’art lyrique : la mise en scène de Laurent Pelly, dans la fosse un orchestre baroque
ad hoc (Le Concert d’Astrée) dirigé par Emmanuelle Haïm, et surtout, la présence de Natalie Dessay faisant ses « premiers pas » dans le rôle de Cléopâtre et qui vient d’enregistrer un disque des airs de Cléopâtre.

L’Opéra de Paris s’est associé avec UGC pour proposer un de ses spectacles lyriques en direct sur grand écran. Dès le début de la saison 2010, l’institution avait inauguré ce terrain en diffusant au cinéma, cette fois-ci avec Ciel Ecran, une partie de la programmation de ses spectacles de danse.

Les « balletomaniaques » pourront d’ailleurs voir au cinéma le 8 février un spectacle de Nicolas Le Riche, « Caligula » (décidément, l’Opéra de Paris donne dans les empereurs romains).

Une voie ouverte par New York

Pour mémoire, rappelons que c’est le Metropolitan Opera de New York qui, le premier, est sorti du cadre pour prendre en 2006 le chemin des salles obscures.

En avril 2008, en direct de New York, la « Bohème » de Puccini et « La Fille du régiment » de Donizetti (avec la même Natalie Dessay) inauguraient en France cette nouvelle manière de diffuser l’opéra. Puis la Scala de Milan et l’Opéra Comique à Paris (« Carmen » de Bizet en juin 2009) ont suivi la voie new yorkaise.

La vraie bonne nouvelle dans tout ça, celle dont personne n’ose parler ? Plus besoin d’attendre l’entracte pour manger un esquimau !

Réservation des billets sur ugc.fr dès maintenant jusqu’à 30 minutes avant le début de la représentation et fnac.com jusqu’au 2 février 2011 (dans la limite des places disponibles).

Captation réalisée par François Roussillon en coproduction avec l’Opéra national de Paris et François Roussillon et Associés, avec la participation de France Télévisions et Mezzo.

Opéra de Paris, Palais Garnier. Représentations les 20, 23, 27, 29 février et les 1, 4, 7, 10, 12, 14 et 17 mars. 19 heures. Location : 08 92 89 90 90 ou au +33 1 71 25 24 23 depuis l’étranger.

Liste des salles :
UGC Normandie, UGC Ciné Cité Bercy , UGC Montparnasse, UGC Ciné Cité La Défense, UGC Ciné Cité SQY Ouest, UGC Ciné Cité Rosny, UGC Ciné Cité Créteil, UGC Ciné Cité Bordeaux, UGC Ciné Cité Nantes-Atlantis, UGC Ciné Cité Rouen, UGC Ciné Cité Caen-Mondeville, UGC Ciné Cité Lille, UGC Ciné Cité Ludres, UGC Ciné Cité Strasbourg-Etoile, UGC Ciné Cité Lyon

INTERVIEW | 4 décembre 2010

Sofia Coppola: « »Somewhere », un état de suspension existentielle!»

Par DIDIER PÉRONPHILIPPE AZOURY

Sofia Coppola a la réputation de ne pas être très bavarde pendant les interviews. Au cours de l’entretien (que Libération publiera le mercredi 5 janvier 2011, jour de la sortie du film), elle décrit son quatrième long-métrage comme le portrait d’un homme en crise dans un monde entièrement fabriqué non pour réfléchir mais pour se divertir. Extraits.

Pourquoi ce titre, Somewhere?

Ce n’était qu’un titre de travail, je devais en trouver un autre mais il est resté. Le personnage de Johnny Marco voudrait aller quelque part mais il ne sait pas où, il doit changer quelque chose mais c’est une idée qui reste vague. Somewhere a une résonance poétique qui rend bien compte de cet état de suspension existentielle.

La légende du Chateau Marmont était importante pour vous?

C’était important que le personnage soit là parce que tous les acteurs à Los Angeles à un moment donné y sont passés, soit comme résidents ou pour y prendre un verre ou faire la fête. J’y suis allée avec des copines quand j’avais 20 ans, j’y ai séjourné quelquefois…

Vous avez croisé Helmut Newton à l’hôtel…

Oui, on s’est retrouvés un jour dans l’ascenseur. Il n’y en a qu’un seul dans l’hôtel, c’est un lieu de rencontre très privilégié. C’était vraiment l’un de mes héros. Il revenait de la gym. Nous avons échangé quelques mots. Quelques heures plus tard, je suis revenue à l’hôtel et j’ai vu sa voiture écrabouillée. Il est mort ce jour-là en percutant un des murs du château.

Pourquoi avoir choisi Stephen Dorff ?

J’ai commencé à penser à lui pendant l’écriture du script. Je savais que c’était quelqu’un de doux et qu’il correspondait au personnage qui est à la fois une star virile et en même temps quelqu’un de fragile, d’enfantin que l’on a envie de protéger.

 

http://next.liberation.fr/cinema/01012311368-sofia-coppola-somewhere-un-etat-de-suspension-existentielle

Dernières visites pour les retardataires !

A quelques jours de la fermeture de l’exposition de tous les records, le Grand Palais lance son opération « Quatre jours, trois nuits non-stop » (de vendredi matin à lundi soir 21h) et n’espère pas moins de 65 000 personnes. Seule la moitié des places sont sur réservation, ce qui laisse sa chance à tous ceux qui n’ont encore rien prévu. La Rmn, organisatrice de l’événement, informe que si le temps d’attente peut être de deux à trois heures vers minuit, il tombe à un quart d’heure entre 3h et 4h30 du matin et encore plus particulièrement dans la nuit de dimanche à lundi de 2h à 5h du matin . Avis aux amateurs ! Plus de 845 000 personnes ont déjà parcouru cette rétrospective de 170 toiles du maitre impressionniste et la Rmn envisage d’atteindre la fréquentation record de 910 000 visiteurs à la fin de l’exposition.

Retour sur une exposition hors-norme.

 

Sylvie Patin © Isabelle Lassalle / RF

Du 22 septembre 2010 au 24 janvier 2011, les galeries nationales du Grand Palais à Paris abriteront une grande rétrospective de Claude Monet retraçant les quelque soixante années pendant lesquelles l’un des fondateurs de l’impressionnisme s’est attaché à peindre sans relâche, posant ainsi l’un des fondements de l’art moderne. C’est l’événement très attendu de cette rentrée avec près de deux cents œuvres de l’artiste auquel aucune exposition monographique n’avait été consacrée depuis trente ans, période pendant laquelle le peintre a été l’objet de nombreuses recherches et c’est justement ces aspects moins connus de son œuvre que le Grand Palais se propose de mettre en lumière.


Le Bord de la mer à Honfleur, 1864-1866
Los Angeles, Los Angeles Country Museum of Art

Le peintre du paysage

Ses maîtres, Eugène Boudin puis le peintre hollandais Johan Jongkind, l’aident progressivement à aiguiser son œil et l’initient à une nouvelle pratique, la peinture en plein air rendue possible par les évolutions techniques (en particulier l’invention des tubes de peinture, facilement transportables). Claude Monet choisit alors des sujets plutôt traditionnels tels que la campagne, les forêts et les plages mais aussi des marines et des « effets de neige ». Arrivé à Paris dans les années 1870, il peindra des paysages de la banlieue (en particulier du côté d’Argenteuil) et des bords de Seine particulièrement lumineux et colorés qui permettent la pleine expression de sa méthode par touches de peinture multiples. Cette technique des impressionnistes transforme le tableau en palette du peintre et donne à l’oeil le travail d’ajustement entre deux taches de couleur.


Fragments du Déjeuner sur l’herbe, 1865
Paris, musée d’Orsay

Dans les années 1880, il effectue de nombreux déplacements dans le nord de la France et en Normandie mais aussi sur la côte méditerranéenne, à Belle-Ile ou encore en Creuse, multipliant par la même occasion les sujets de ses toiles, les lumières et les atmosphères. Claude Monet s’affirme comme un peintre de paysage mais s’illustre également dans la peinture de figures et de natures mortes. Dans des œuvres telles que Le déjeuner sur l’herbe ou Femmes au jardin, il cumule les difficultés avec le défi du plein air. Ces tableaux, conservés au musée du Quai d’Orsay dont ils ne sortent jamais, seront exceptionnellement exposés aux côtés de scènes d’intérieur et de plein air de la même période qui proviennent de l’étranger dont beaucoup de collections privées.

 

Le Bassin aux nymphéas, 1899
Londres, The National Gallery

Nuances et lumières

A partir des années 1890, la lumière et la couleur l’emportent sur les formes et contours. Figures et portraits sont plus souvent suggérés que détaillés, la même impression de flouté entoure les natures mortes. Claude Monet est âgé de cinquante ans, il crée son fameux jardin dans la propriété de Giverny et recentre ses espaces de travail à la campagne avoisinante. Il s’attache à quelques modèles qu’il reproduit un grand nombre de fois en explorant toutes les variations de couleurs et de lumières suivant les heures de la journée et les journées en fonction des saisons.

 

Vue d’ensemble de la section retour à Londres

Ces répétitions d’un même motif signent un aspect très connu de la peinture de Claude Monet, ce que l’on sait moins et que l’exposition met en avant, c’est que le peintre a aussi fait appel à d’autres méthodes comme la mémoire ou le rêve pour retrouver une impression perçue. Les Grandes décorations de Nymphéas marquent un tournant dans la carrière du peintre et un aboutissement d’années de recherches dans la peinture dite décorative qui apparaît à l’époque comme une promesse de renouveau. Dès lors, Claude Monet trace sa propre empreinte en conciliant des peintures de paysages et son univers propre, plus poétique.

 

L’exposition propose à la fois les œuvres très célèbres de Claude Monet et d’autres, beaucoup moins connues pour constituer un ensemble de près de deux cents tableaux. L’aspect inédit et exceptionnel des œuvres présentées devrait mobiliser les foules et allonger les files d’attente à l’entrée du musée. Plus de 80 000 billets ont déjà été vendus via le site internet avant même l’ouverture de l’exposition et les organisateurs n’attendent pas moins de 500 000 visiteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MONTRE SANTOS 100 SQUELETTE

Un boîtier over size dont Cartier renouvelle la surprise à travers cette version graphique armée du mouvement squelette 9611 MC, 100 pour 100 manufacturé par Cartier.
Il ne s’agit donc pas d’un simple ouvrage de squelettage sur la base d’un mouvement existant mais d’un mouvement de forme entièrement conçu pour que les ponts dessinent de larges chiffres romains et pour utiliser la totalité de l’espace offert par le large boîtier en palladium.

santos 100 squelette

Doté de deux barillets, le calibre 9611 MC emmagasine une énergie suffisante pour assurer 72 heures de marche, ce qui garantit la constance du couple ressort-moteur sur une longue durée et, de ce fait, une exceptionnelle précision de marche.

http://www.horlogerie-suisse.com/2009/nouveautes-montres-Cartier-2009-1849.html

Nicolas Joel a présenté le 23 mars la saison 2009-2010, sa toute première en tant que patron de l’Opéra de Paris

Le 1er août, il succèdera à Gérard Mortier qui aura dirigé l’institution durant 5 ans.

Nicolas Joel n’arrive pas seul: son entrée en fonction coincidera avec celle de Philippe Jordan, directeur musical à l’Opéra, qui n’avait plus de chef permanent depuis le départ en 2004 de l’Américain James Conlon -qui n’avait alors qu’un titre de « conseiller ».

Metteur en scène lyrique mondialement connu, Nicolas Joel, 56 ans, arrivera à Paris pour un premier mandat de 6 ans, à l’issue de quelque 18 saisons au Capitole de Toulouse. Durant 5 années, son prédécesseur flamand Gérard Mortier aura défendu des choix esthétiques parfois controversés, en mettant en avant la dimension théâtrale de l’art lyrique dans une capitale où, selon lui, « l’on doit lutter pour ouvrir les esprits ».

Aux côtés de Nicolas Joel, le Suisse Philippe Jordan, 34 ans (fils du défunt chef d’orchestre Amin Jordan), considéré comme un jeune chef très prometteur, sera deuxième dans l’ordre protocolaire de la maison -devant la directrice de la danse Brigitte Lefèvre- et aura la haute main sur l’Orchestre de l’Opéra et ses 174 musiciens.

Le clou de la saison prochaine, qui réjouira les amateurs de style que nous sommes : Jordan dirigera les deux premiers volets (« L’Or du Rhin » et « La Walkyrie ») de la Tétralogie du « Ring » de Richard Wagner, dans une mise en scène de l’Allemand Günter Krämer. L’Opéra de Paris n’a pas joué ce monument dans son intégralité depuis plus d’un demi-siècle (1957): une « surprenante anomalie » selon Nicolas Joel, qui a jugé « urgent » de la réparer. Voilà qui, pour une prise de direction, ne manque pas de panache!

Le monument lyrique wagnérien est associé de près à la carrière de Nicolas Joel. En effet, il a occupé le poste d’assistant-metteur en scène à Bayreuth pour le mythique « Ring du centenaire » régi par Patrice Chéreau (1976-1980). En 1979, Nicolas Joel a fait ses vrais débuts en montant la « Tétralogie » de Wagner pour les Opéras du Rhin et de Lyon.

Du 19 au 23 mars 2009 au Grand Palais, ARTPARIS 09, c’est 115 galeries d´art moderne et contemporain et 800 artistes. Et quelques verres, le soir, sur la terrasse du Petit Palais, tout illuminé de mauve et or…
L’un des moments forts sera le prix de dessin contemporain de la fondation Guerlain, dont c’est la quatrième année. Qui ne se souvient pas de la phrase de Renoir à Vollard, « aujourd’hui, nous avons tous du génie, c’est entendu, mais ce qui est sûr, c’est que nous ne savons plus dessiner une main, et que nous ignorons tout de notre métier. » Et bien une commission composée notamment de Daniel et Florence Guerlain cherchera à nous prouver le contraire, le 18 mars.
Les trois artistes nominés : Frédérique Loutz, Jorge Queiroz et Sandra Vasquez de la Horra.

http://www.artparis.fr/_pdf/Prix_de_dessin_contemporain_de_la_Fondation_Guerlain.pdf