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Voilà ce qui arrive lorsque la plus extrême des GT de série passe entre les mains d’un designer un peu frapadingue, de préférence imprégné de culture branchouille urbaine : un hommage très spécial à la Bugatti Veyron, baptisé Renaissance.

Cette libre interprétation de Bugatti Veyron sort tout droit de l’esprit tortueux de John Mark Vicente, designer canadien de son état. L’individu n’en est pas à son coup d’essai : régulièrement, JVM Design revisite à sa manière les sportives les plus marquantes… Ici, il fallait une bonne couche de perversion pour imaginer cette Bugatti Veyron particulièrement hargneuse! La déviance appliquée à l’automobile…

On doute que cette Bugatti Renaissance soit du goût des nostalgiques de la marque, mais le clin d’œil aux Bugatti des années 30 est subtil : contrairement à la Veyron « courante », la traditionnelle calandre en fer à cheval n’est pas simplement apposée sur sa face avant mais sert de point de départ au capot, plus bombé. Ce qui a pour effet de mettre en exergue les passages de roues avant, ajoutant encore à l’agressivité de la créature. Fini également les feux classiques, remplacés par des éléments à Leds en amande… Depuis la Bertone Mantide, il s’agit certainement du concept le plus audacieux, voire brutal, qu’il nous ait été donné de contempler.

L’identité de la supercar alsacienne est pourtant étrangement présente, ne serait-ce que par ses proportions équilibrées : malgré un poste de conduite relativement avancé, le profil garde une certaine harmonie. Et surtout, un tel postérieur est loin d’être innocent. L’arrière passerait pour une caricature de Veyron et en reprend les motifs : double bossage, galbes prononcés… Une nouvelle mante religieuse donc, pour l’instant cantonnée aux écrans de son créateur et des internautes. À moins qu’elle ne stimule l’inspiration d’unMansory ou autre préparateur adepte de la décadence…

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De Cannes à Los Angeles, ses robes longues sur tapis rouge sont scrutées, enviées, jalousées. Salma Hayek, Natalie Portman, Uma Thurman… A chaque morphologie sa tenue griffée Ferretti. Patronne maintenant d’un des plus importants groupes textiles en Italie, cette femme, partie de rien, possède le talent artistique autant que le goût du plaisir et de la beauté. 

C’est à quelques kilomètres de Rimini, sur la côte adriatique, que la créatrice est née et a passé son enfance et son adolescence. Sa mère, couturière, a une clientèle de stars et de femmes élégantes venues voir Fellini à 10 kilomètres. Enfant, elle se perd dans la contemplation d’une grande ferme qui jouxte la maison de ses parents, à Cattolica.

Toute jeune, Alberta se plaît à jouer avec les rouleaux de soie et de mousseline qui emplissent l’atelier. En regardant sa « mamma » travailler, elle apprend les secrets d’un beau drapé et les finesses du métier. Dans sa chambre de jeune fille, elle crayonne ses premiers croquis qu’elle ne montre à personne. A la fin des années 60, elle prend une petite boutique, The Jolly Shop, où elle vend des modèles de jeunes créateurs comme… Versace ou Armani. « Un jour, j’ai glissé quelques robes que j’avais dessinées et cousues moi-même et, coup de chance, un agent commercial les a remarquées et m’a proposé de m’aider à lancer ma marque. En 1974, se souvient-elle, j’ai présenté ma première collection. Deuxième coup de chance, le succès fut immédiat ! » Deux ans plus tard, elle crée Philosophy d’Alberta Ferretti, une ligne plus jeune qui cartonne illico. Et puis, en 1980, elle fonde, avec son frère Massimo, Aeffe, une société qui fabrique et distribue, en plus de ses créations, Moschino, Jean Paul Gaultier, Pollini et Narciso Rodriguez.

Devenue riche et célèbre, elle rachètera en 1985 la maison de ses rêves d’enfance. Bien qu’entrée au top 10 des créateurs de mode, l’ex-petite « couturière » ne prend pas la grosse tête et continue à travailler, la passion intacte. « J’aime les défis et, par bonheur, j’ai une grande énergie ! J’ai besoin d’être en contact avec la nature, de nager, de me balader au bord de la mer à pied ou à vélo, de faire de la voile. Deux semaines par mois, je vis entre New York et Los Angeles avec mon jogging dans mon sac ! Et quand je reviens à Cattolica, c’est toujours un bonheur ! » Sa ferme, restaurée de fond en comble, lui ressemble : vraie, simple, lumineuse, raffinée. Passionnée d’architecture, Alberta en a remodelé tous les volumes : vastes pièces, colonnades, superbe escalier en pierre du pays. « J’adore le mélange de l’ancien et du contemporain, les belles matières. Le futur n’existe pas sans les racines du passé. Par exemple dans ma salle à manger où j’ai accroché un tableau de Julian Schnabel, j’ai fait poser un plafond XVIIIe siècle récupéré dans une vieille maison de Bologne. En déco, j’aime la mondialisation : de chacun de mes voyages je rapporte des choses pour la maison. J’ai beaucoup acheté en Inde, au Rajasthan, je vais souvent au “marché des voleurs” à Bombay. Du Maroc j’ai importé un conteneur entier de coffres, de bibelots, de lanternes, et je chine chez des antiquaires du monde entier. Mon seul critère : le coup de cœur, l’émotion. »

Ce qui est étonnant chez elle, c’est qu’en fonction des saisons, de son humeur, de son inspiration, elle s’amuse à changer tapis, rideaux, couleur des murs, bref, toute l’atmosphère de sa maison. L’hiver elle privilégie les camaïeux d’ocre, de brun, d’orange qui se marient avec le style ethnique dont elle raffole. Dans son jardin d’hiver qui se prolonge par une piscine intérieure, des meubles en teck et en bambou voisinent avec le lin arachnéen, des stores en forme de dais. Partout, elle pose des dizaines de bougies jusque dans les branches des arbres autour de la piscine extérieure, parce que, dit-elle, « c’est la lumière qui crée l’intimité et la magie d’un lieu ». Si elle ne cuisine pas, Alberta adore décorer les tables et joue, là encore, sur la diversité : chaque invité a un couvert d’une couleur différente. Posés sur son bureau, trois petits galets résument la personnalité de cette femme de cœur à la réussite exceptionnelle : on lit sur ces petites pierres : « Dream, Hope, Serenity ».

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Des petits trous, encore et toujours des petits trous…  Ce tapis semble avoir été passé à la moulinette d’un perforateur géant. Mais, ce n’est pas le seul modèle original de la collection Gan rugs 2009, car s’il y a bien un mot qui sonne bien avec les tapis Gan, c’est bien le mot original. Ces tapis design sont tous plus originaux les uns que les autres. Des motifs aux matières en passant par des découpes uniques, ces tapis ont de quoi éveiller la curiosité des plus blasés.

Tapis à trous Gan

Tapis en laine design avec des champignons